A la Croisée de l'Anjou, de la Touraine et du Poitou

Histoire de Loudun

par Jean-Claude Raymond

Introduction

L'article ci-dessous n'est qu'un résumé de l'histoire de la ville constitué au hasard de nos lectures. Il a besoin  d'être complété. Aussi n'hésitez pas à nous faire vos remarques (notre adresse de courrier électronique).

En complément au présent article un tableau synoptique rappelle quelques dates qui concernent la région couverte par A la Croisée de l'Anjou, de la Touraine et du Poitou en général et Loudun plus particulièrement. Les éléments qui concernant Loudun y sont surlignés.

D'autre part, des évènements sont rapportés dans des articles dédiés comme l'affaire des diables de Loudun. La liste des articles signés Aranei-Orbis concernant Loudun est donnée dans la page d'accueil de Loudun.

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Histoire de ses débuts à Charlemagne

Loudun est une ville ancienne. C'est le sort de presque toutes les anciennes villes d'avoir des origines fabuleuses ou ignorées. Loudun n'échappe pas à cette loi de l'histoire. On ne sait rien de sa fondation. Son nom même est d'une interprétation très difficile.On trouve dans les chartes " Castrum Lansdunum" Losdunum, Lausdunum, Lodunum, Laudunum, Lugdunum.

- Lugdunum "forteresse désirée"? "lumineuse"? "à l'oiseau"? "au corbeau"? "forteresse de la divinité gauloise Lug"? Très nombreux Lugdunum : Lyon, centre politique et administratif de la Gaule, il y a aussi Laon, Loudun, Lauzun, etc.

Gilles Ménage (1613-1692)

in Histoire de la langue française

Des monuments indiscutables attestent l'ancienneté de cette ville. La période paléolithique n'est guère représentée à Loudun. Par contre la période néolithique est extraordinairement bien accusée dans la région où les dolmens sont très nombreux. Monsieur Charbonneau-Lassay en a catalogué 47, dans un rayon de 4 à 5 lieues autour de Loudun. Le plus considérable de tous est celui de la Pierre-Folle de Bournand.

Dans la France préhistorique, il est indiqué comme le plus important de France, puisque ses dimensions surpassent celle de la Table des Marchands de Loc-Mariaker, et celles du dolmen de Bagneux, près de Saumur(voir article sur les mégalithes). Cette construction, galerie couverte, est gigantesque, occupe une étendue de 18 mètres de longueur et de 9 mètres de largeur. Ainsi, les civilisations se succèdent sur notre sol.

Après l'époque préhistorique, les établissements gaulois. Après ceux-ci les constructions romaines. La "période romaine" offre, à Loudun, les murs et bastions romains du château ; des briques en quart de cercle destinées à former des tambours de colonnes, objets qui feraient supposer qu'un temple devait s'élever sur le sommet de la colline, c'est à dire dans le jardin de l'archiprêtré de Loudun. On trouva, à la fin du XVIe siècle ou au commencement du XVIIe, dans l'élargissement des douves, quelques pièces de monnaie de l'empereur Constance . "Le Proust" ne donne pas les inscriptions relevées sur ces monnaies, mais il cite celle qu'on lisait sur une pièce découverte dans un arêtier : d'un côté se trouve "Alexandre le Sévère" , de l'autre "S.C.". En 1749, en faisant la promenade du château on découvrit des pièces des empereurs "Commode" et "Dioclétien". Au dessus des premières on lisait l'inscription :

ANNIVS VERVS CAES. GERMANICVS

On lisait sur la seconde :

IOVO CONSERVATORI AVG.

La gravure représentait un temple abritant un Jupiter debout avec une flèche, un foudre et un aigle à ses pieds. Au revers on lisait :

IMP. C. VAL DIOCLETIANVS P.P.AVG.

L'existence de tous ces monuments préhistoriques, gaulois et romains, atteste la vie politique et religieuse de peuplades qui prirent successivement possession de notre contrée. Partout où l'homme primitif dresse la pierre de ses dolmens , le Gaulois établit un camp, et le Romain bâtit à côté une forteresse, afin de maintenir le vaincu sous le joug de la force. On est pas d'accord sur la grandeur primitive de Loudun. Le mot castrum des anciens indique une petite ville ou un bourg fortifié. Nombre d'auteurs veulent cependant que la ville ait été considérable avant l'an 1000. Plusieurs on prétendu qu'il y avait à Loudun un atelier monétaire, sous la dynastie des rois mérovingiens. D'après un plan conservé à la Bibliothèque nationale, et dont la reproduction se trouve à la mairie, on peut déterminer les dimensions précises de la forteresse du château. L'enceinte mesurait une longueur de 820 mètres avec une superficie d'environ six hectares. Sur le circuit se trouvaient 17 tours. Outre ces moyens de défense le château avait deux autres forts, situés dans son enceinte, un à l'est et l'autre à l'ouest. A l'Est se trouvait la haute tour carrée qui domine encore la ville et à l'Ouest un donjon cylindrique dont l'emplacement est indiqué par de larges fondements qu'on aperçoit dans une sorte d'excavation. La tour carrée a une hauteur de 27 mètres , ses murs font 1 m 80 d'épaisseur. "Le Proust" parle d'une tour à quatre étages sans le souterrain et la plate-forme, munie d'une échauguette avec un escalier à vis pour monter plus haut. Il prétend que de ce donjon partait un passage voûté sous terre, par lequel un homme armé et à cheval pouvait sortir de la ville. Tout autour de la forteresse se trouvait une ligne de fossés larges et profonds, qui en défendaient les abords. Loudun justifiait son titre de place forte non seulement par sa citadelle mais encore par une autre ligne de fortifications avec des douves qui entouraient la ville de toutes parts. Ce cordon de fortes murailles, munies de nombreuses tours, offrait un développement de 2 km 200. Cette enceinte fut construite au commencement du XIIIe siècle.Les murailles étaient primitivement percées de quatre portes. La porte Saint Nicolas, la porte de Notre-Dame ou porte de Mirebeau, celle de Saint-Jean ou porte de Chinon et celle du Martray. Mais, à cause de leur grand éloignement, on y ajouta par la suite la porte du Pasquin et la porte du Portail Chaussée. La porte du Martray a été la seule conservée et on peut voir encore sur les murs de ses deux tourelles la trace des biscaïens qu'elle a reçus dans les combats contre les Anglais et dans les guerres de religion. Loudun qui ne fut jamais une grande ville, fut toujours une position militaire de la plus haute importance. Aussi sa citadelle demeura t-elle vierge de la domination étrangère.; elle ne cessa jamais d'appartenir à ses seigneurs et à ses rois. C'est une gloire qu'elle dut, moins à la solidité de ses remparts, qu'à la vaillance de ses habitants. Le plus ancien texte qui fasse mention de Loudun est un diplôme qui constate la présence en ses murs de l'empereur Charlemagne.

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Archiprêtré de Loudun

Carte

La carte des implantations ecclésiastiques ci-dessous a été élaborée à partir des textes rapportés plus bas.

Signification de la couleur des repères :

  • bleu foncé : paroisse,
  • bleu clair : chapitre de chanoines,
  • jaune : prieuré,
  • rose : aumônerie,
  • vert : abbaye.
Les repères ne sont pas placés sur les lieux des établissements concernés mais au centre des agglomérations. Les repères sous forme d'épingle correspondent à des implantations de 1791 non signalées, donc probablement inexistantes sous Louis XIV.


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Texte extrait de l'État du Poitou sous Louis XIV

Contient 49 paroisses, qui sont : Saint-Pierre du Marché [à Loudun], Saint-Citroine [Vézières], Messemé, Morton, Saint-Clair, Maulay, Glenouse [Glénouze], Saint-Cassien, Solomé, Saint-Pierre des Trois-Moutiers, Beuxe [Beuxes], Ternay, l'autre portion de Ternay, La Roche-Rabaté [Rabaté], Nieuil-sur-Dive [Bas-Nueil près de Berrie], Basse [Basses], Roissay [Rossay], Veziers, Chassaignes [Chasseignes], Sainte-Radegonde de Say [Saix], Villiers, Saint-Hilaire des Trois-Moutiers, Notre-Dame dudit, Chalay [Chalais], Martaisé [Martaizé], Montercillé [Mouterre-Silly], Joué, Saint-Laon-sur-Dive, Pouençay [Pouançay], Saint-Cyr en Bourg, Angliers, Marsay [Marçay], Bournand, Saint-Vincent-l'Oratoire, Le Bouchet, Arsay, Messay [Messais], Martrais [Martray, aujourd'hui un quartier de Loudun], Saint-Pierre de Cursay [Curçay-sur-Dive]], l'autre portion dudit lieu, Saint-Gervais dudit lieu, Veniers [Véniers], La Chaussée, Le Ranton [Ranton], Ouzillé [Ouzilly], Claunay, Ruffé [Roiffé] et Saint-Michel de Fontevrault [Fontevraud].

Un chapitre de chanoines à Bernezay [Bernazay].

L'abbaye de Fontevrault; il y a grand nombre de religieuses.

23 prieurés, qui sont : 

  • La Chapelle-Berlouin [La Chapelle-Bellouin], dépendant de l'abbaye de Charroux.
  • Saint-Cassien, dépendant de l'abbaye de Saint-Jouin.
  • Les Roches-Rabaté [Rabaté] et Chassaignes [Chasseignes], dépendant de l'abbaye de Bourgueil.
  • Arsay [Arçay], dont jouit M . l'archevêque de Paris, dépend de l'abbaye de Cormery, et vaut 1,200 livres.
  • Sainte-Catherine de Briande.
  • Saint-Hilaire des Trois-Moutiers, dépendant de l'abbaye de Saint-Savin.
  • Morton, dépendant de l'abbaye de Saint-Florent ; — Sainte-Agathe1, dépendant de l'abbaye de Bourguei.
  • Saint-Vincent de l'Oratoire, dépendant de l'abbaye de Cormery.
  • Vaon, dépendant de l'abbaye de Saint-Savin.
  • Veniers [Véniers], dépendant de l'abbaye de S'-Florent.
  • S'-Citroine.
  • Le Bas-Nieuil, dépendant de l'abbaye de Bourgueil.
  • Aunay [Aulnay], Claunay, dépendant de Maillezais.
  • Saint-Cyr en Bourg.
  • Saint-Maur [à Loudun], dépendant de l'abbaye de Tournus.
  • Bernesay [Bernazay].
  • Dorandes1.
  • Bournan [Bournand], dépendant de l'abbaye de Saint-Maur.
  • Le Château de Loudun.
  • Triou, dépendant de l'abbaye de Marmoutier, vaut 1,000 livres.
L'aumônerie de Saint-Jean de Loudun.
Et 64 chapelles de peu de considération.

Charles Colbert de Croissy, Jacques-Honoré Barentin
et Gilles Maupeou d'Ableiges

in État du Poitou sous Louis XIV

Annoté et publié par Charles Dugast-Matifeux
Imrimerie de Pierre Robuchon à Fontenay-le-Comte (Vendée)
1865

 Texte extrait de Loudun

Paroisses de l'archiprêtré de Loudun

Glenouze ([Glénouze], Le Grand Saint-Clair [Saint-Clair], Sammarçolle [Sammarçolles], Martaizé, Messemé,Maulay, Solomé, Beuxes, Ternay, Saint-Gervais de Curçay,  Curçay, Mouterre-Silly, Nieul-sur-Dive [probablement Bas-Nueil], Saint-Léger-de-Montbrillais, Chasseignes, Rossay, Saix, Villiers, La Chaussée de Renoué [La Chaussée], Ouzilly-Vignolle, Saint-Hilaire-des-Trois-Moutiers, Notre-Dame des Trois-Moutiers, Brézé, Chalais, Ranton, Saint-Laon-sur-Dive [Saint-Laon], Véziers1, Saint-Citroine, Veniers [Véniers, aujourdh(ui partie de Loudun], aunay [Aulnay], Saint-Cyr-en-Bourg, Bournand, Basses, Angliers, Marçay, Saint-vincent-de-l'Oratoire-de-Monts-sur-Gesnes, Messay, Le Bouchet, Saint-Pierre-des-Trois-Moutiers, Pouançay, Saint-Pierre-du Marché [Loudun], Espieds [Epieds], Jouhé [Joué], Fontevraud, Saint-Pierre-du-Martray [Loudun], Saint-Cassien, (Saint-Gatien), Brézé-la-Nouvelle, Richelieu.

Prieurés de l'archiprêté de Loudun

Notre-Dame de Loudun — Loudun.
Veniers —Véniers.
Saint-Citroine-de-Varèze — Saint-Citroine.
Bournand ou Vertou — Bournand.
Saint-Hilaire-des-Trois-Moutiers — Les Trois-Moutiers.
Bas-Nueil-sur-Dive — Bas-Nueil.
La Roche-Rabate — Saint-Léger-de-Montbrillais.
Arçay — Arçay.
Chasseignes — Chasseignes.
Triou — Angliers.
Claunay — Claunay.
Baussay — Mouterre-Silly.
Saint-Maur, alias La Madeleine —Loudun.
Saint-Cyr-en-Bourg — Diocèse d'Angers.
La Chapelle-Bellouin — Le Bouchet.
Villiers —Villiers.
Saint-Vincent-de-l'Oratoire — Monts[-sur-Guesnes].
Saint-Gatien — Saint-Cassien.
Saix — Saix.
Morton — Morton.
Aunay — Aunay [Aulnay];
Briande — Angliers.
Saint-Nicolas de Loudun — Loudun.
Vaussay1 — Les Trois-Moutiers.
La Chaussée — La Chaussée.
Vaon — Les Trois-Moutiers.

Auguste-Louis Lerosey

in Loudun

  1. Lieu non identifié.

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Loudun — Introduction à l'Inventaire – Sommaire des Archives communales antérieures à 1790

Loudun, ancienne capitale de la province du Loudunais, aujourd’hui chef-lieu d’une des Sous-Préfectures  du département de la Vienne, est situé par 47° 2 de latitude nord et 2° 15 de longitude occidentale.

On ne connaît d’une manière certaine ni l’origine de cette ville ni l’époque de sa fondation. Quelques historiens, entre autres Le Proust, Salmon Macrin et Scévole de Sainte-Marthe, l’appelait  Juliodunum (le fort de Jules) et la font ainsi remonter à Jules César ; cette opinion paraît être plus accréditée. Quoi qu’il en soit, les restes de son château et les médailles que l’on y a trouvées en plusieurs circonstances et notamment en 1569 et 1589, attestent sa haute antiquité.

Loudun est bâti sur une colline au sommet de laquelle s’élevait le Château, dont l’ensemble formidable devait constituer une position militaire de la plus grande importance, et qui fut démoli en 1630 à la suite d’une tentative que les protestants avaient faite pour s’en emparer. Déjà ses fortifications, dont on voit encore quelques vestiges, avaient été démantelées par ordre de Charles IXe « pour la résistance faite en icelle par ceux de la prétendue religion qui la détenaient. »

Une fort belle promenade occupe maintenant l’emplacement de la forteresse, et les fossés qui entouraient la ville fait place à une enceinte de boulevards qu’embellissent de magnifiques plantations.

La population de Loudun qui était, si l’on en croit certains auteurs, très considérable avant le Xe siècle, n’est plus que de 4 404 habitants (en 1869).

Sans rechercher les causes qui ont amené ce résultat et qui sont du domaine de l’histoire, on peut considérer la révocation de l’édit de Nantes comme le dernier coup porté à la prospérité de ce pays que la peste et les guerres de religion avaient déjà cruellement maltraité.

Loudun était le siège d’une élection, d’un bailliage, d’une prévôté et d’un grenier à sel dont la juridiction était très étendue. Celle de l’élection comprenait 47 paroisses et commençait, d’après Le Proust , « dans sa longueur à 3 lieues de NANTES et finissait à 3 lieues de POITIERS ; elle allait, dans sa largeur, à 1 lieue de SAUMUR et avait ses limites à 2 lieues de PARTHENAY. 1»

La composition des élections de Mirebeau, de Montreuil Bellay et de Richelieu diminua considérablement l’importance de ces tribunaux.

Cette ville a vu naître un grand nombre de personnages célèbres, parmi lesquels on doit citer surtout : Les Sainte-Marthe dont le plus illustre Gaucher ou Scévole de Sainte-Marthe fut surnommé le « Père de la Patrie » pour avoir empêché le duc de Joyeuse, que les habitants avaient insulté, de livrer la ville au pillage ; Salmon Macrin, poète latin, surnommé « l’Horace français » ; Guy Chauvet, avocat au parlement, qui fonda le collège de Loudun ; Pierre Le Proust, auteur de la « coutume du Loudunais » ; Théophraste Renaudot qui créa la « Gazette de France » ; Ismaël Boulliau savant astronome et Urbain Chevreau, écrivain remarquable  qui fut secrétaire des commandements de Christine, reine de Suède.

Il s’y tint plusieurs conciles, soit généraux, soit particuliers, ce qui semble prouver l’importance dont cette ville jouissait autrefois. Un traité y fut conclu en 1616 entre Marie de Médicis et les princes protestants.

Ce fut quelques années plus tard, le 18 août 1634 que Urbain Grandier, dont le procès eut en France un si grand retentissement, fut brûlé sur la Place du Marché.

Les archives de Loudun ont dû être fort riches, par suite des évènements de toute nature et en particulier des guerres dont il a été le théâtre ; mais un grand nombre de pièces principales ont disparu. Il importait, pour éviter de nouvelles pertes, de classer les documents qui composent aujourd’hui les archives de l’hôtel de ville. Secondant les intentions de l’administration municipale, j’ai entrepris ce classement et, après bien des difficultés, je viens de le terminer.

Les personnes qui s’occupent de l’histoire de notre pays y trouveront peut-être quelques renseignements précieux. Quant au travail en lui-même, j’espère qu’on me pardonnera les irrégularités de forme qui ont pu s’y glisser, si l’on se rappelle que ces sortes d’ouvrages sont habituellement rédigés par des hommes spéciaux.

Fait à Loudun le 1er juillet 1869
   Signé : N. Chauvineau
   Secrétaire de Mairie

N. Chauvineau

in Œuvre

Fait à Loudun le 1869-07-01

  1. Cela nous semble exagéré. Nous avons trouvé les implantations ecclésiastiques dépendant de l'archiprêtré de Loudun à l'époque de Louis XIV (Archiprêtré de Loudun) et en 1791, ainsi que la liste des chatellenies ressortissant au bailliage de Loudun sous Louis XIV (Bailliage de Loudun). A partir des cartes incluses dans les chapitres sus-indiqués, nous arrivons à une zone géographique d'environ 45 km en latitude et en longitude.

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Le bailliage de Loudun au temps de Louis XIV

Le bailliage de Loudun ressortissait au présidial de Tours. Mais, il était compris pour la spiritualité dans le diocèse de Poitiers, et, sous le rapport militaire, dans le gouvernement du Poitou.

Bailliage de Loudun, composé :

  • de la justice royale à laquelle ressortissent la prévôté royale de la ville, faubourgs et banlieue. 
  • La châtellenie de Baussay, composée des paroisses de Baussay, Mouterre-Silly, Chassaigne [Chasseignes], Arsay [Arçay] et Glenoux [Glénouze]. Les deux tiers appartiennent à M. le duc de Richelieu. 
  • La châtellenie de Saint-Catien [Saint-Cassien], appartenant à M. le duc de Richelieu, composée des paroisses de Saint-Gatien, Martaizé et Ouzilly. 
  • La châtellenie de Cursay [Curçay], appartenant au comte de Gonord, composée de trois paroisses.
  • La châtellenie de Monts, appartenant au marquis de la Frézelière, composée de Saint-Vincent-de-Monts, Serre [Saires], Berthegon, Princé [Prinçay] et  Dercé. 
  • La châtellenie de Coussay, appartenant au prieur du lieu, nommé M. de Sazilly. 
  • La châtellenie de Pouant, à MM. de Saint-Hilaire de Poitiers.
  • La châtellenie de Chavigny, d'où dépend encore la paroisse de Lerné.
  • La châtellenie de Brezé, de laquelle dépend Saint-Cyr, appartenant à M. le Prince (de Condé, du chef de sa première femme, Claire-Clémence de Maillé-Brezé). 
  • La châtellenie de la Chapelle-Bellouin, appartenant à M. le duc de Richelieu, composée de la Chapelle-Bouchet [Le Bouchet], Claunay et Maulay. 
  • La châtellenie de Perhère, abbaye.
  • La châtellenie du Puy-Notre-Dame, prieuré encore.
  • La châtellenie de Berrys [Berrie], appartenant à M. le duc de la Trémouille, composée des paroisses de Berrys [Berrie], Nueil, Saint-Hilaire et Pouancé [Pouançay].

Charles Colbert de Croissy, Jacques-Honoré Barentin
et Gilles Maupeou d'Ableiges

in État du Poitou sous Louis XIV

Annoté et publié par Charles Dugast-Matifeux
Imrimerie de Pierre Robuchon à Fontenay-le-Comte (Vendée)
1865

La carte ci-dessous matérialise géographiquement les lieux cités dans ce texte ci-dessus.

Les repères sans point central correspondent à des paroisses et les repères avec un point central à une chatellenie. Les repères d'une même couleur proches d'une même d'une chatellenie indiquent les paroissent relevant de cette chatellenie.



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Loudun fief des comtes d'Anjou (986-1206)

Guillaume III de Poitiers et Geoffroy d'Angers s'affrontent au lieu-dit Les Roches Saint-Paul, alors rattaché à la paroisse de Coussay. Geoffroy obtient le fief de Loudun mais est vassal de Guillaume. Loudun dépendra des comtes d'Anjou jusqu'en 1206, date à laquelle Philippe-Auguste la rattache à la Couronne.

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Dernière modification : 2008-11-24 - 11:04:58

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