A la Croisée de l'Anjou, de la Touraine et du Poitou

Gens Maxima
Famille ayant fourni plusieurs saints au IVe siècle
par Jean-Claude Raymond

La Gens Maxima

C’est le nom, croyons-nous, qu’il faut donner à la noble famille qui vivait à Silly (sigiliacum) , près de Loudun, à la fin du IVe siècle de notre ère. Retracer l’histoire de cette famille, c’est écrire une des plus belles pages de l’hagiographie du IVe siècle. Elle comptait cinq membres, quatre fils et une fille, qui furent honorés du titre de saint.

Silly n’était probablement qu’une villa, située aux portes de Loudun, et appartenant à cette famille sénatoriale. Le château de cette famille, qui n’existe plus, relevait encore, en 1435, de la baronnie de Berrie.

La gens Maxima paraît avoir été chrétienne, à en juger par l’éducation religieuse et distinguée qu’elle avait donnée à ses enfants. Ceux-ci s’appelaient Maximin, Maixent, Mesme, Jouin et Maxima. Maixent s’établit à Poitiers où il devint évêque, Maximin et Jouin se rendirent à Trèves, où ils furent les disciples de l’évêque saint Agrice. En 346, Maixent succédait à Alipius sur le siège épiscopal de Poitiers, pendant que Maximin ou Mesme se sanctifiait dans la vie érémitique à Chinon, et que Maxima se distinguait parmi les vierges chrétiennes, au point de mériter le titre de Bienheureuse.

Les deux hommes les plus illustres de cette noble famille furent l’évêque de Trèves, Maximin, et le fondateur d’Ension, Jouin, qui a donné son nom à la célèbre et puissante abbaye de Saint-Jouin-de-Marne.

Auguste-Louis Lerosey

Loudun

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Saint Maximin

Maximin naquit à Silly, près de Loudun, d’une famille patricienne. Cette famille était prédestinée à une gloire plus éclatante et plus pure que celle qu'elle tenait de son origine ; elle fut une véritable pépinière de saints. Saint Maximin eut trois frères et une sœur honorés comme lui du titre de saints par l’Église.

La mémoire de ces saints était encore présente et honorée d’un culte public dans le pays de leur naissance, au XIIe siècle. Deux chapiteaux qui ornent l’entrée du sanctuaire, dans la petite église de Mouterre-Silly, semblent en fournir la preuve. On y voit figurer cinq têtes nimbées, dont l’une est une tête de femme aux tresses élégantes, et la tradition de la contrée les regarde comme représentant les quatre frères et la sœur dont nous parlons.

Maximin reçut dans son enfance une éducation pieuse et littéraire. Plus tard la renommée de piété et de science, dont jouissait Agrice, évêque de Trèves, attira le jeune Poitevin, qui se rendit auprès de ce prélat et se mit sous sa direction. C’est par ses avis qu’il régla sa conduite et sa personne.

Saint Agrice est une des gloires du Poitou, dont il est originaire. Devenu évêque de Trèves, la Rome des Gaules, comme on l’appelait, il gouverna cette église de l’année 313 à l’année 331. Ce saint évêque s’appliquait à former autour de lui comme une pépinière de jeunes gens d’élite, instruits à son école, animés de son zèle et de sa foi. Le Poitou lui fournit, sous ce rapport des éléments précieux, comme en témoignent les noms de saint Maximin, son successeur, de saint Cyriaque et de saint Jouin.

Agrice était un personnage célèbre. Il initia le grand Constantin aux premiers éléments de la doctrine chrétienne. Maximin, son disciple, eut la joie de l’accompagner dans un voyage à Rome. Une révélation céleste avait fait connaître à Agrice que ce disciple chéri lui succéderait sur le siège de Trèves. Il mourut l’an 331 de J.C., la 24eme année du règne de Constantin.

A la mort de saint Agrice, Maximin le remplaça dans la charge épiscopale. Élu, le 13 janvier 332, l’évêque de Trèves accueillit comme un ami saint Athanase exilé en 336. Le patriarche d’Alexandrie qui passa deux ans à Trèves, loue le zèle infatigable, la fermeté énergique et la vie exemplaire de son hôte que le ciel avait favorisé du don des miracles. Le saint évêque de Trèves exerça, en 340, le même devoir d’hospitalité fraternelle envers saint Paul, qui venait d’être chassé par les Ariens du siège de Constantinople. Il s’acquitta de son ministère de la manière la plus sainte. Propagateur et défenseur de la foi orthodoxe, il combattit avec intrépidité en faveur des dogmes catholiques contre la perfidie de l’Arianisme.

La persécution de l’empereur Constance avait exilé à Trèves, Athanase, le grand évêque d’Alexandrie . L’Arianisme dans l’Église, l’Arianisme à la cour impériale poursuivit longtemps Athanase de ses haines implacables. Sur quarante-six années d’épiscopat, le saint évêque en passa vingt en exil. Quelque temps après, la persécution avait également chassé de son église un autre évêque, Paul, de Constantinople. Maximin les reçut l’un et l’autre avec honneur, et exerça envers eux les devoirs de la plus affectueuse hospitalité. Par ses soins un concile fut assemblé à Cologne, dans lequel il déposa Euphrate, évêque de cette ville, qui rabaissait dans son enseignement la majesté du Verbe incarné. Il assista au concile de Milan, et deux ans après à celui de Sardique, qui contribuèrent à fortifier la vérité catholique et l’autorité du siège apostolique.

Maximin eut la gloire d’imprimer le premier sceau du christianisme sur le front d’Ambroise, futur évêque de Milan. Ambroise, en effet, était né à Trèves en l’année 333 ou 340.

On attribue à saint Maximin le miracle d’après lequel il aurait dompté un ours, qui avait dévoré la bête de somme chargée de son bagage. Le saint aurait chargé le voleur de remplacer sa victime, et de payer ainsi le larcin. Mais il est permis de ne voir dans cette tradition qu’un emblème du bonheur avec lequel il avait préservé ses peuples des ravages de l’hérésie arienne.

Maximin n’était pas le seul Poitevin parti à Trèves, attiré par la réputation de saint Agrice. Cyriaque avait été l’un de ses compagnons, ainsi que Jouin, son frère. Cyriaque avait l’habitude de visiter des sanctuaires illustrés par le patronage et les reliques des saints. Et comme il consacrait de longues heures de la nuit à ces pieuses visites, on l’accusa auprès de l’évêque Maximin de mœurs infâmes. Sans ajouter foi à ces accusations, Maximin dut cependant, quoique à regret, priver son ami de la communion. Or il arriva qu’un jour Cyriaque s’étant caché dans un coin de l’église, Maximin s’avançait pour célébrer les saints mystères. Tout à coup il aperçoit un ange qui lui affirme l’injustice des accusations portées contre Cyriaque, et lui ordonne de l’admettre avec les autres à présenter les oblations à l’autel. Maximin s’empressa de faire connaître aux assistants cette communication céleste. Après le Saint Sacrifice, Maximin embrassa son saint ami en pleurant de joie.

Le plus illustre des compagnons de saint Maximin qui l’avaient suivi à Trèves pour se mettre sous la conduite de saint Agrice, était Paulin. Paulin était d’une illustre famille d’Aquitaine, peut-être du Poitou. Il avait été formé à la piété et à l’étude de la philosophie chrétienne par Maximin, du vivant même de saint Agrice.

Sur le déclin de sa vie, saint Maximin se ressouvint de son pays natal, et dans l’espoir que sa présence et ses prédications pourraient apporter quelques secours à ses compatriotes, il partit pour le Poitou. Il exerça, en effet, son apostolat à Silly et dans les environs, mais accablé de fatigues, il mourut dans les labeurs de la prédication évangélique. Il s’endormit pieusement, la veille des ides de septembre (12 septembre) 347. Son corps reposa au lieu même de son décès. Il fut inhumé dans l’église élevée sur le domaine de sa famille , qui devait être plus tard celle du petit Moustier, auquel le bourg actuel de Mouterre-Silly doit son nom.

Saint Paulin succéda à saint Maximin sur le siège épiscopal de Trèves. Il ne put se résoudre à voir son église privée de la dépouille de son saint maître et prédécesseur. Il envoya l’année suivante en Poitou des clercs de Trèves, pour chercher les restes du saint évêque. A la tête de la pieuse expédition, il avait placé Lupence, un de ses prêtres. La petite troupe arriva en Poitou sans dévoiler l’objet de sa mission. Mais ses démarches pour découvrir la sépulture de saint Maximin ne purent être faites assez discrètement pour ne pas laisser soupçonner aux Poitevins l’intention de ces étrangers. Les gens de Silly ne voulaient à aucun prix se priver de leur précieux dépôt, à cause des guérisons miraculeuses qui s’opéraient auprès du tombeau vénéré. Mais à la faveur d’un orage, qui dispersa les habitants chargés de faire bonne garde, les étrangers s’armant d’audace enlevèrent les saintes dépouilles et s’enfuirent précipitamment avec leur conquête.

A Trèves, elles furent d’abord déposées dans une chapelle souterraine de l’un des faubourgs de la ville, puis on leur donna une place plus honorable dans la basilique de Saint- Jean. Au rapport de saint Grégoire de Tours, cette translation fut l’occasion de plusieurs prodiges.

Enfin, un monastère devenu célèbre sous le vocable de Saint-Maximin fut bâti, en 667, pour perpétuer le souvenir de son nom et de sa sainte vie.

Saint Maximin est le titulaire de l’église de Mouterre-Silly, d’après le Pouillé de Besly. C’est le chapitre de l’église cathédrale de Poitiers qui en avait le patronage.

Saint Paulin a le titre de martyr. Il souffrit beaucoup pour la foi orthodoxe, et mourut en Phrygie, le 31 août de l’année 358 environ.

Auguste-Louis Lerosey

Loudun

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Saint Maixent (Maxence, Maxe, Maxentius)


Saint Maixent, Maxence, Maxentius, était le frère de Saint Maximin, évêque de Trèves, de saint Mesme, solitaire à Chinon, de saint Jouin, abbé d’Ension et de sainte Maxima, vierge. Il vit le jour à Silly Devenu évêque de Poitiers, il fut éclairé d’en haut, pour aller chercher dans les rangs des fidèles le grand Hilaire. C’est sous son épiscopat qu’Hilaire fut baptisé et élevé au sacerdoce. Ainsi il le préparait à devenir son successeur sur le siège de Poitiers. L’existence et l’épiscopat de cet évêque de Poitiers ont été révoqués en doute par quelques écrivains, mais en tort. En effet, tous les catalogues les plus anciens des évêques de Poitiers le mentionnent, aussi bien que l’auteur de la légende de saint Maximin, qui représente la croyance du VIIIe siècle (1).

Saint Maixent, vers l’an 350, alla rejoindre au ciel son frère Maximin, mort à Silly trois ans auparavant (2).

Auguste-Louis Lerosey

Loudun

(1) Dom Chamard, Origines de l’Eglise de Poitiers, p. 161.

(2) Boutin, Légende des Saints de l’Eglise de Luçon p. 362.

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Saint Mesme (Même, Mayme, Maxe, Maximus)

On croit généralement que saint Mesme était frère de saint Maximin, évêque de Trèves, au IVe siècle, et de saint Jouin, abbé d’Ension. Il était d’une famille noble du Poitou  « Picto nobilis », d’après saint Grégoire de Tours (1). Il fut disciple de saint Martin. Parti peut-être de Ligugé, il se retira quelque temps à l’Ile-Barbe, près de Lyon.

Mais pour éviter les honneurs de l’épiscopat qu’on voulait lui décerner, il s’enfuit de cette solitude, et revint dans son pays, où saint Martin, alors évêque de Tours, lui indiqua une retraite ou grotte profonde, creusée par la nature au pied de l’une des collines, qui dominent la ville actuelle de Chinon. Une révolution survenue dans le gouvernement de la Gaule, en 383, ayant occasionné une lutte de partis, les habitants de Chinon furent assiégés dans leur château-fort par les troupes de l’usurpateur. Celles-ci les réduisirent bientôt à la plus dure nécessité, en coupant l’aqueduc qui approvisionnait d’eau la garnison de la citadelle Mais saint Mesme, qui se trouvait parmi les assiégés, eut recours à la prière, et persuadé que Dieu l’exaucerait, il recommanda à tous les habitants de placer devant leurs portes tous les vases qu’ils possédaient. Ils avaient à peine obéi qu’une pluie torrentielle remplit en peu de temps tous ces vases. Devant cette protection évidente du ciel, l’ennemi se retira et leva le siège.(2).

Saint Mesme accompagna à Rome saint Martin de Tours, comme saint Maximin, son frère, accompagna dans un voyage semblable saint Martin de Vertou.

Saint Mesme bâtit un monastère, pour loger les nombreux disciples qui venaient se mettre sous sa direction, et ce monastère, transformé  plus tard en collégiale de chanoines, subsista sous le vocable de Saint-Mesme jusqu’à la Révolution. Les bâtiments relevés aujourd’hui étaient occupés naguère par les frères des Écoles chrétiennes.

Quant à l’ancienne église collégiale, elle ne sert plus au culte. La façade extérieure présente de curieux restes de sculpture de la première moitié du XIe siècle ; on y voit aussi une tour romane avec des fresques du XIe siècle, et des voûtes en berceau de même époque.

Saint Mesme mourut entre les bras de son protecteur, saint Martin, qui lui ferma les yeux. On possède à Chinon une belle relique de notre saint (1) ; mais son saint corps fut brûlé par les nouveaux iconoclastes de la fi du XVIe siècle.

Saint Mesme est patron de l’église de Fontperron, d’après le Pouillé de 1782.

Les chanoines de Saint-Maxe (Saancti Maximi), de Bar-le-Duc, prétendaient posséder une portion du corps de leur saint patron, échappée, on ne sait comment, aux mains des hérétiques sacrilèges (3).

Auguste-Louis Lerosey

Loudun

(1) De Glor.Confessor., cap.XXII.

(2) Dom Chamard, Hist.Ecclés.du Poitou, t.I,p.363-64.

(3) Dom Chamard, Origines de l’Eglise de Poitiers, p. 366.

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Saint Jouin

Jovinus ou Jouin, plus jeune que les deux évêques ses frères, avait passé quelque temps à Trèves, où il avait vécu dans un pieux commerce d’amitié avec saint Athanase. Là, il avait appris, de la bouche même de ce grand homme, la vie des solitaires du désert, des Paul, des Antoine, des Pacôme et des Hilarion.

Revenu dans sa patrie avec son saint frère, il comprit le néant des créatures, et sentit le besoin de renoncer au monde et d’aller s’ensevelir dans le silence, la prière et la pénitence.. C’était sous l’épiscopat de son frère Maixent, vers 350. Pendant que l’évêque, en sept années d’un utile et fécond ministère, se préparait un successeur dans la personne d’Hilaire, Jouin allait demander à la solitude le repos dont son âme avait une soif indicible.

Un des épisodes du mouvement chrétien dans le Poitou, au IVe siècle, est le commencement de la vie monastique. Elle y fleurit même avant l’apparition de Ligugé, qu’on a signalé à tort comme le premier établissement ou foyer de vie religieuse dans les Gaules. Ligugé, en effet, ne doit être mentionné qu’après celui que saint Jouin dut créer avant l’an 350. Ligugé ne put naître qu’en 360, lorsque saint Hilaire, revenu de Phrygie à Poitiers, y fut suivi par saint Martin.

C’était le temps où l’Orient voyait se peupler ces thébaïdes, où vivaient les ascètes dont Athanase avait décrit à Jovinus la vie angélique.

Quoique séparés en des cellules distinctes, ils vivaient sous un même supérieur, et cette agglomération de modestes habitations de feuillage et de branchages s’appelaient laur ( laura, place à part, chemin isolé).

L’Occident allait imiter l’Orient. A la faveur de la paix rendue à l’Eglise par Constantin, le cœur s’ouvrit à des expiations plus libres ; la piété chrétienne s’inquiéta des obstacles qu’elle rencontrait au milieu du monde où l’esprit du paganisme n’était pas encore éteint. De là le désir de l’ascétisme ; de là, pour les âmes, le besoin d’une retraite où elles pourraient se livrer  à la pratique des conseils évangéliques.

Tels furent les motifs qui décidèrent saint Jouin à embrasser la vie érémitique.

Auditeur assidu de saint Athanase pendant deux ans, il n’est pas étonnant qu’il se soit épris d’’enthousiasme pour les solitaires de l’Egypte, et [ait] conçu le dessein de les imiter.

On sait, d’ailleurs, par saint Augustin (1) que les Tréviriens lisaient avec avidité la vie de saint Antoine, composée par saint Athanase lui-même. Or, dans cette biographie d’un si haut intérêt, une phrase avait évidemment frappé Jouin, puisqu’il chercha à en reproduire la réalité dans sa conduite. « Quand Antoine se retira dans la solitude, y était-il dit, il n’y avait pas en Égypte autant de monastères qu’aujourd’hui, et aucun moine n’avait encore pénétré dans les profondeurs du désert. Celui qui désirait se livrer à la contemplation se retirait à part , non loin de sa propre ville (2). »

Jouin avait pris ces paroles pour une exhortation du ciel. En conséquence, après la mort de son bienheureux frère Maximin, il se retira, lui aussi, à quelques mlles seulement de Silly près d’une villa nommée Ension, Enese, (Ensio, Enexio, Enixio) qui, sans doute, faisait partie du domaine de ses nobles parents .

Le pieux ascète trouvait là, assez loin de Loudun, pour ne pas être importuné, une forêt qu’avoisinaient les eaux du Thouet et de la Dive. Il s’y cacha pendant quelque temps, et y commença une vie de prière, de travail et de pénitence.

Cette pieuse retraite de Jouin ne put demeurer si secrète qu’il ne vit un grand nombre  de néophytes accourir à son ermitage, et lui demander une règle de vie. Pour répondre au désir de ses frères, il fonda au pied d’une colline peu éloignée une laur qu’il dédia à saint Jean-Baptiste, l’apôtre de la prédiction et de la vie silencieuse, solitaire et pénitente.

Cet établissement est certainement antérieur à l’épiscopat de saint Hilaire. Il peut  remonter à Alipius, mais il ne dut pas dépasser les années de saint Maixent, qui précéda immédiatement le grand champion de l’orthodoxie contre l’arianisme dans les Gaules. On doit donc le regarder comme le premier monastère, qui s’éleva dans ce pays entre 342 au plus tôt et 353 au plus tard. Là donc commença l’exercice austère et continu de ces vertus héroïques dont le saint abbé donna chez nous le premier exemple. .Ses disciples se multiplièrent  et vécurent paisiblement  sous la houlette de leur chef, qui reçut sans doute la charge pastorale des mains de son frère l’évêque de Poitiers

Jouin s’appliqua avec eux au perfectionnement de la vie  solitaire, au défrichement du sol et à la prédication de l’Evangile. Il préludait ainsi à la règle de saint Benoit, qui ne devait naître que deux siècles plus tard. Disciple peut-être de saint Hilaire quand celui-ci avait professé les belles-lettres à Poitiers, il resta son ami.

Jouin ne survécut pas longtemps à saint Hilaire. Il mourut après 368, plus que septuagénaire. Il avait eu la joie de voir son monastère solidement établi et prospérer, sous l’influence des miracles que Dieu accordait à sa sainteté.

Le corps du saint fondateur fut déposé d’abord dans l’église Saint –Christophe élevée au milieu de la laur primitive, au pied de la colline. Il fut ensuite transféré dans celle plus grande et plus magnifique qu’il avait dédiée lui même à Saint-Jean-Baptiste, au sommet de la colline.

L’histoire ne nous a conservé aucun détail sur la vie de sainte Maxima.

Faut-il voir un rejeton de cette souche illustre dans la famille des Mesmin , que nous retrouvons à Mouterre-Silly au XVIIe siècle, et dont les corps reposent dans la crypte pratiquée sous le chœur de la vieille église paroissiale (3) ? ou bien n’y aurait-il entre les Maximin du IVe siècle et les Mesmin du XVIIe qu’une simple assonance de noms ?

Auguste-Louis Lerosey

Loudun

PunaiseNotes

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(1) S. Augustin, Confess,VIII, 6.

(2) S. Athanasii, Vita S. Antonii.N° 3.

(3) On a découvert cette crypte en 1709. Journal de Loudun,1887, 16 janvier, 4 septembre ; 1890 n° 28.

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Bibliographie

L’Origine des familles Mesmin - Essais sur leur histoire du IVe au XVIIIe siècle par Edmond Mémin Docteur en Droit et Marcel Mémin Avocat, imprimerie L. Chaudourne, 15 rue Marchande - Mayenne - Le Mans, sans date (probablement vers les années 1900), 15 x 24 cm, 31 pages).

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