A la Croisée de l'Anjou, de la Touraine et du Poitou

Louis-Alexandre Triffaut des Treilles
Curé à Loudun
par Jean-Claude Raymond

Curé du Martray (1779-1791)

Il prit le gouvernement de la paroisse dès l'année 1779. Il y exerçait auparavant les fonctions de vicaire. Sa première signature dans les actes religieux est du 15 septembre 1779.

En 1789 ses vicaires étaient Jacques Ricordeau et Dussaule.

A la date du 18 août 1790 se trouve en marge sur un registre de baptêmes et de mariages, la note suivante du curé du Martray : " Pour me conformer à un décret de l'Assemblée nationale qui défend de prendre aucun surnom, je supprime de ma signature les mots des Treilles, signé : Tiffaut. " Il renouvelait cette déclaration le 22 août suivant. Cette concession aux idées du jour montre l'esprit de conciliation qu'il portait dans les choses de minime importance, tandis qu'au regard des principes il demeura inflexible.

M. Triffault des Treilles ne quitta pas le contrée durant les mauvais jours de la Révolution. Il réussit à se soustraire aux recherches des Jacobins. Il se cachait en compagnie d'un autre prêtre, M. l'abbé Moreau, curé de Saint-Léger, dans les carrières de Niré-le-Dolent, où ils célébraient les saints mystères et administraient les sacrements [voir la chapelle souterraine de Niré-le-Dolent].

Ricordeau et Dussaule signèrent les actes jusqu'à la fin de l'année 1792 ; mais la signature du légitime curé, M. Triffaut ne paraît plus à cette époque. Celle de Demarsay, curé de Sainte-Croix, paraît sur les actes dès le 7 février 1792 avec les signatures de Dussaule et de Ricordeau. Le premier seul était jureur. Il joua même un rôle assez actif dans l'histoire si douloureuse de l'intrusion en notre diocèse…

Le 29 frimaire an VI, le conseil d'administration communale arrête que le citoyen Louis-Alexandre Triffault des Treilles, prêtre, résidant dans la ville de Loudun, devra être sorti du territoire de la République française dans les quinze jours, sous peine d'être mis en état d'arrestation. Le même arrêt était porté contre l'abbé Duchesne-Duperron. Ces deux vénérables ecclésiastiques durent prendre de conserve le chemin de l'exil, car nous voyons réapparaître ensemble à Loudun deux ans plus tard.

Le 1er prairial an VIII de la République, M. Confex Lachambre, maire de Loudun, délivrait un permis de résider à M. Louis-Alexandre Triffaut des Treilles qui déclarait à la municipalité son intention d'élire en ville son domicile. Quelques jours plus tard, le 20 prairial, même formalité était remplie à l'égard de Claude Duchesne-Duperron.

Auguste-Louis Lerosey

Loudun, histoire civile et religieuse

Navigation vers le début du documentMotif pour séparer les paragraphesNavigation vers le début du document

Curé de Saint-Pierre-du-Marché (1803-1813)

Ala réorganisation du culte de 1803, l'autorité diocésaine récompensa le digne confesseur de la foi, en lui donnant la cure de Saint-Pierre-du-Marché et le titre d'archiêtre de Loudun.

A partir de 1803 jusqu'en 1813, son nom ne cesse de figurer dans les registres de Saint-Pierre. C'est lui qui, de concert avec M. Pierre Confex-Lachambre, maire de Loudun présenta au préfet de la Vienne la première liste des candidats au titre de conseillers de la fabrique de Saint-Pierre. Ils présentèrent six noms, sur lesquels le préfet devait en choisir trois.

Les noms proposés étaient ceux de MM. :

  • Dusmoustier-Lafond, président du tribunal civil ;
  • Montault-Desiles, membre du corps législatif ;
  • Désiré de Messemé ;
  • Pierre Desrues, suppléant au Tribunal ;
  • Brancheu-Dumoustier, homme de loi. »

Auguste-Louis Lerosey

Loudun, histoire civile et religieuse

Navigation vers le début du documentMotif pour séparer les paragraphesNavigation vers le début du document

La Légende du prêtre sauvé par son chien

Dans la première moitié du 20e siècle, des Loudunais racontaient encore à leurs enfants l'histoire d'un prêtre recherché par la gendarmerie. Au mépris du danger, il portait les saints sacrements à ceux qui en avaient besoin, en particulier l'extrême onction. L'histoire dit qu'il fut sauvé par son chien. Compte tenu des lieux indiqués dans l'histoire, il est certain qu'il s'agit d'un prêtre réfractaire et probablemnt de Triffaut des Treilles ou le curé de Saint-Léger qui partageait sa cachette.

Navigation vers le début du documentMotif pour séparer les paragraphesNavigation vers le début du document



Messagerie, Aide, Aranei-Orbis ? Copyright, etc.

Retour à l'article Célébrités régionales .

A la Croisée de l'Anjou, de la Touraine et du Poitou vous remercie de votre visite

Dernière modification : 2008-01-03 - 07:41:20

  Contact | Aranei-Orbis ? | Recherchons | Aide | Crédit | Nouveautés

Déficience visuelle

Sites de la galaxie Aranei-Orbis

A la Croisée de l'Anjou, de la Touraine et du Poitou
Patrimoine régional entre Angers, Tours et Poitiers : personnages célèbres, coutumes, légendes, témoignages, histoire, géographie, architecture.
(jcraymond.free.fr)
Chansons anciennes
Chansons trouvées dans des cahiers datant d'avant la guerre de 1914-1918.
(cahierschansons.free.fr)
Arts des mots — Le Poémier
Poèmes et textes de mes amis et invités.
(lepoemier.free.fr)
Arts visuels
Œuvres de mes amis et invités.
(www.chez.com/araneiorbis)
Antick
Musée virtuel d'objets anciens, disparus ou en désuétude.
(antick.free.fr)
Domus-Libri
Maison des livres anciens restitués sous format numérique.
(domuslibri.free.fr)
Morts pour la France
Monuments aux morts et les noms qu'ils portent.
(mortspourfrance.free.fr)

Copyright :© Aranei-Orbis - 1997 - 2016 - Toute reproduction, adaptation, traduction réservée.

  Document made with KompoZer 

Valid HTML 4.01 Transitional Valid CSS!