A la Croisée de l'Anjou, de la Touraine et du Poitou

Tours vue par les écrivains

par Jean-Claude Raymond


Tours vue par Bossebœuf (Louis-Auguste)

La ville de Tours, agréablement assise sur les rives délicieuses de la Loire, fait penser à Florence, dont l’Arno baigne les murs qu’elle paraît , elle aussi, quitter à regret.

Bossebœuf (Louis-Auguste)

in Préface de Amboise, le château, la ville et le canton, 1977

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Tours vue par Boylesve (René)

Tours me paraît une ville inspirée par le génie de la Loire. Épandue tout à plat sur un vaste champ, entre son fleuve et ses magnifiques boulevards qu’elle déborde pour ne pas se laisser arrêter que par les collines qui délimitent l’ancien lit du fleuve, elle a le goût des perspectives sans fin ..."

Boylesve (René)

in La Touraine

Tours est la ville que j’aime entre toutes, pour sa grandeur simple, pour sa claire intelligence, pour son sens souverain de l’harmonie, pour son tranquille dédain de l’ornement superflu.

Boylesve (René)

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Tours vue par Gautier (Théophile)

… la ville de Tours, que ses pruneaux, Rabelais et M. de Balzac ont rendue célèbres.

Le pont de Tours est très vanté et n'a rien de fort extraordinaire en lui-même ; mais l'aspect de la ville est charmant. Quand j'y arrivai, le ciel, où traînaient nonchalamment quelques flocons de nuages, avait une teinte bleue d'une douceur extrême ; une ligne blanche, pareille à la raie tracée sur un verre par l'angle d'un diamant, coupait la surface limpide de la Loire ; ce feston était formé par une petite cascatelle provenant d'un de ces bancs de sable si fréquents dans le lit de la rivière. Saint-Gatien profilait dans la limpidité de l'air sa silhouette brune et ses flèches gothiques ornées de boules et de renflements comme les clochers du Kremlin, ce qui donnait à la découpure de la ville une apparence moscovite tout à fait pittoresque ; quelques tours et quelques clochers appartenant à des églises dont je ne sais pas les noms achevaient le tableau ; des bateaux à voiles blanches glisaient avec un mouvement de cygne endormi sur le miroir azuré du fleuve. J'aurais bien voulu visiter la maison de Tristan l'Ermite1, le formidable compère de Louis XI, qui est restée dans un état de conservation merveilleuse avec ses ornements terriblement significatifs, composés de lacs, de cordes et autres instruments de tortures entremêlés, mais je n'en ai point eu le temps ; il m'a fallu me contenter de suivre la Grande Rue, qui doit faire l'orgueil des Tourangeaux, et qui a des prétentions à la rue de Rivoli.

Théophile Gautier

in Voyage en Espagne

Charpentier libraire-éditeur, Paris,1858

PunaiseNotes

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  1. Louis Tristan L'Ermite : grand prévotde Louis XI. Il fut l'exécuteur des ordres de Louis XI qui ne se séparait pas de lui. Tristan L'Hermite avait sa maison à Tours et Louis XI résidait à Plessis-lez-Tours.
  2. formidable : à prendre dans le sens primitif de ce mot, c'est-à-dire qui inspire une grande crainte.

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Tours vue par Guignard

En abordant la ville par la route qui descend, au nord, les pentes de la rive droite de la Loire, Tours semble s'être étendue tout en longueur, comme pour rester plus étroitement liée au fleuve, qui lui apporte plus de poésie, de fraîcheur et de grâce que d'eau et de soucis. À droite et à gauche de ce pont, le coteau boisé donne l'illusion d'un parc merveilleux. La Loire a moins l'air d'un fleuve que d'un lac où se mirent des îles vertes, les crêtes ondoyantes du coteau qui l'entoure.

On voit des paysages plus étendus, plus impressionnants, plus variés ; on n'en voit pas de plus harmonieux, de plus souriants et de mieux composés, non pour émouvoir et surprendre, mais pour plaire et pour retenir.

V. Guignard

La Touraine. Jardin de la France

Maison Alfred Mame et fils, Tours

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Tours vue par Young (1741 - 1820)

L'entrée de Tours, par une avenue nouvelle, bordée de grandes maisons de taille blanche, aux façades régulières, est vraiment magnifique. Cette superbe rue, large et bordée de trottoirs des deux côtés, coupe la ville en ligne droite, se dirigeant vers le nouveau pont, de quinze arches plates, ayant chacune 75 pieds d'ouverture. C'est un noble effort pour l'embellissement d'une ville de province. Il reste encore à bâtir quelques maisons dont les façades seules sont achevées. Des révérends pères, satisfaits de leur ancien logis, ne veulent rien dépenser pour l'exécution du plan des architectes de Tours ; on les devrait bien dénicher, s'ils s'obstinent dans leur refus, car rien de plus ridicule que ces façades sans maisons. De la tour de la cathédrale on a une vue fort étendue ; mais pour un fleuve aussi considérable que la Loire, et que l'on vante comme le plus beau d'Europe, sa beauté est bien compromise par une si grande largeur d'écueils et de bancs de sable. Il y a dans la chapelle du vieux palais de Louis XI, le Plessis-lès-Tours, trois tableaux méritant l'attention des voyageurs : une Sainte Famille, une Sainte Catherine et une Hérodiade ; ils me semblent du plus beau siècle de l'art italien. La promenade est belle, longue et admirablement ombragée par quatre rangées d'ormes majestueux et élancés, qui n'ont point d'égaux pour abriter contre un soleil brûlant ; il y en a une autre courant parallèlement sur le vieux rempart qui domine les jardins adjacents. Mais ces promenades, si longtemps l'orgueil des habitants, sont devenues des objets de pitié : le corps de ville a mis les arbres en vente , et l'on assure qu'ils seront abattus l'hiver prochain. On ne s'étonnerait pas qu'une corporation anglaise sacrifiât la promenade des dames pour une plus grande abondance de tortue, de venaison et de madère ; mais que les Français montrent aussi peu de galanterie, c'est inexcusable.

Young

in Voyages en France pendant les années
1787, 1788, 1789

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Dernière modification : 2008-01-07 - 14:50:29

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